Après l’arrivée de l’Islam au Maghreb vers l'an 700, les populations amazighes (berbères) se sont approprié cette nouvelle foi pour fonder de puissants empires indépendants. Dès le VIIIe siècle, la dynastie ibadite des Rostémides instaure à Tahert un État prospère et tolérant. Plus tard, les tribus Kutama jouent un rôle clé dans l'essor des Fatimides, un califat majeur initialement basé en Kabylie avant de conquérir l'Égypte. De cette lignée émerge Bologhine ibn Ziri, fondateur de la dynastie ziride et de la ville d'Alger, dont la branche dissidente, les Hammadites, rayonnera à son tour depuis la Qalâa des Béni Hammad puis Béjaïa.
Le sommet de la puissance berbère se poursuit avec les empires unificateurs des Almoravides, menés par Youssef Ibn Tachfine, et des Almohades. À leur chute, de grandes figures s'imposent comme Yaghmoracen ibn Ziane, fondateur de la dynastie des Abdelwadides à Tlemcen, symbole de la résistance et de l'architecture locale. Parallèlement, cet élan politique nourrit un âge d'or intellectuel porté par des érudits comme le théologien Ibn Toumert, le voyageur Ibn Battuta, ou le sociologue Ibn Khaldoun, faisant du Maghreb un carrefour incontournable des sciences et de la philosophie.
